Emblème du Second Métier : un compas d’atelier dont les branches dessinent la lettre M Le Second MétierChanger de métier, sans partir de zéro

Dossier · reconversion des adultes

Changer de métier à 40 ans, sans y laisser sa paie

Cinq dispositifs financent aujourd’hui une reconversion en France. Un seul maintient intégralement le salaire, un autre a changé de nom en janvier 2026, et deux se ferment si l’on s’y prend trop tard. Ce dossier dit lequel correspond à quelle situation, avec les montants et les délais en vigueur.

Trois adultes en tenue de travail examinent des plans techniques autour d’un établi dans un atelier de formation

Mis à jour 27 août 2026 · Sources service-public.gouv.fr, vae.gouv.fr, décrets n° 2026-39 et 2026-40 du 28 janvier 2026

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Le panorama

Cinq portes d’entrée, et une seule qui garde votre salaire

La question que pose une reconversion n’est presque jamais « quelle formation ». C’est « comment je vis pendant ». Les cinq dispositifs qui existent aujourd’hui répondent très différemment à cette question, et le tri se fait sur trois critères : votre statut, ce qui est financé, et ce que vous touchez pendant la formation.

Le tableau ci-dessous donne l’état du droit au 27 août 2026. Deux lignes ont bougé cette année : la période de reconversion a absorbé deux anciens dispositifs, et la VAE a reçu un financeur de plus.

DispositifPour quiCe qui est pris en chargeSalaire pendantQui décide
Période de reconversion
remplace la Pro-A et TransCo
Salariés du privé, CDI ou CDD, sans condition d’âge ni de diplôme Coûts pédagogiques, par l’OPCO, à la demande de l’employeur Maintenu en reconversion interne L’employeur, par un accord écrit (Cerfa)
Projet de transition professionnelle
PTP, ex-CIF
Salariés justifiant de 2 ans d’activité, dont 1 an chez l’employeur (CDI) Formation, et rémunération pendant le congé 100 % jusqu’à 2 SMIC, 90 % au-delà L’association Transitions Pro de votre région
Compte personnel de formation
CPF
Tout actif, y compris demandeur d’emploi Le coût de la formation, dans la limite des droits acquis Rien, hors temps de travail Vous seul, sauf formation sur temps de travail
Validation des acquis de l’expérience
VAE
Toute personne ayant une expérience en rapport avec le diplôme visé Accompagnement et frais de jury Rien, sauf congé VAE négocié Le certificateur, puis un jury
Contrat d’apprentissage Jusqu’à 29 ans révolus, sans limite d’âge dans quatre cas La formation, prise en charge par l’OPCO Un salaire d’apprenti, au moins le SMIC après 26 ans Une entreprise qui vous embauche

Une remarque qui évite beaucoup de déceptions : ces dispositifs ne s’excluent pas. Un projet de transition professionnelle peut être complété par les droits du compte personnel de formation, et une VAE peut être financée par plusieurs canaux à la fois. Ce qui ne se cumule pas, c’est le temps : aucune de ces voies ne s’instruit en trois semaines.

Cinq colonnes de hauteurs différentes surmontées d’icônes — portefeuille, dossier validé, sablier, médaille, casque — entre la silhouette d’une personne et celle d’un ouvrier en tenue
Les cinq voies ne financent ni les mêmes coûts, ni la même durée, ni le même niveau de revenu.
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Le dispositif neuf

La période de reconversion a remplacé la Pro-A

C’est le changement le plus important de l’année, et le moins connu. Issue de la loi du 24 octobre 2025, la période de reconversion se substitue à deux dispositifs que les services formation connaissaient bien : la reconversion ou promotion par alternance, dite Pro-A, et les Transitions collectives, dites TransCo. Les décrets d’application sont parus au Journal officiel du 31 janvier 2026.

Concrètement, une Pro-A ne peut plus être conclue. Les avenants signés avant la bascule continuent de produire leurs effets jusqu’à leur terme, mais tout nouveau projet passe désormais par le nouveau cadre. Beaucoup de salariés à qui l’on a parlé de Pro-A en 2025 se voient répondre en 2026 que le dispositif n’existe plus, sans qu’on leur explique par quoi il a été remplacé.

Ce que prévoit le texte

La formation dure au minimum 150 heures et au maximum 450 heures, dans une période plafonnée à 12 mois. Un accord de branche peut porter ces bornes jusqu’à 2 100 heures sur 36 mois. Le dispositif est ouvert à tout salarié du secteur privé, en CDI comme en CDD, sans condition d’âge, de parcours ni de niveau de qualification.

La différence avec le projet de transition professionnelle tient en un mot : l’initiative. La période de reconversion se négocie avec l’employeur, qui demande la prise en charge à son opérateur de compétences et signe un accord écrit avec le salarié. Elle sert donc surtout les mobilités internes, quand une entreprise a besoin de garder quelqu’un sur un autre poste. Le PTP, lui, s’instruit sans l’accord de l’employeur sur le fond du projet.

Quand elle est le bon outil

Trois situations la rendent nettement supérieure aux autres voies. Un poste qui disparaît dans une entreprise qui, elle, ne disparaît pas. Un métier devenu physiquement intenable, alors que l’employeur a d’autres besoins. Et une compétence rare que l’entreprise préfère former en interne plutôt que recruter. Dans ces trois cas, le salarié conserve son contrat, son ancienneté et, en mobilité interne, sa rémunération.

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Le seul qui paie

Le projet de transition professionnelle, salaire compris

Le PTP est l’héritier du congé individuel de formation. C’est le seul dispositif qui finance à la fois la formation et la vie pendant la formation, et c’est pour cette raison qu’il est le plus demandé, le plus sélectif et le plus long à obtenir.

L’ancienneté ouvre le droit. Un salarié en CDI doit justifier de deux ans d’activité, consécutifs ou non, dont un an chez son employeur actuel. Un salarié en CDD doit justifier de deux ans d’activité sur les cinq dernières années, dont quatre mois en contrat à durée déterminée sur les douze derniers mois.

Ce que vous touchez pendant

Si votre salaire de référence ne dépasse pas deux SMIC, soit 3 734,04 €, il est maintenu à 100 %. Au-delà, la rémunération est de 90 % du salaire de référence pour une formation d’un an au plus. Pour une formation plus longue, c’est 90 % la première année, puis 60 % ensuite, sans descendre sous 3 734,04 €.

Les délais sont la vraie difficulté

La demande d’absence doit être adressée à l’employeur au moins 120 jours calendaires avant le début d’une formation de six mois ou plus, et au moins 60 jours pour une formation plus courte. L’employeur dispose de 30 jours pour répondre ; son silence vaut acceptation. Il ne peut refuser le projet lui-même, seulement en décaler la date pour un motif de service.

À ce calendrier s’ajoute l’instruction du dossier par l’association Transitions Pro de votre région, qui décide du financement selon ses critères et son enveloppe. Entre la décision de changer de métier et le premier jour de formation, compter six à douze mois est réaliste. Commencer par regarder les dates de rentrée de la formation visée, puis remonter le calendrier à l’envers, évite la mésaventure la plus banale du secteur : un dossier excellent, déposé trois semaines trop tard.

Un conseiller et un homme d’une cinquantaine d’années en entretien de part et d’autre d’une table, un dossier ouvert entre eux
Le conseil en évolution professionnelle est gratuit, confidentiel, et ouvert aux actifs en emploi comme aux demandeurs d’emploi.
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L’argent que vous avez déjà

Ce que votre CPF paie vraiment depuis 2026

Le compte personnel de formation reste le point de départ le plus simple, parce qu’il ne demande l’accord de personne tant que la formation se déroule hors du temps de travail. Il a en revanche beaucoup changé, et les montants que l’on trouve encore dans les forums datent souvent d’avant les deux réformes récentes.

Les montants en vigueur

Le compte est alimenté de 500 € par an, dans la limite de 5 000 €, pour un salarié à temps plein ou à mi-temps au moins. Le taux majoré est de 800 € par an, plafonné à 8 000 €.

Le titulaire participe au financement de sa formation. Fixée à 100 € en avril 2024, puis portée à 103,20 € au 1er janvier 2026 par indexation, cette participation est passée à 150 € par un décret du 30 mars 2026, pour toute demande d’inscription déposée à partir du 2 avril 2026.

Elle ne s’applique pas dans quatre cas : les demandeurs d’emploi en sont dispensés, de même que les salariés dont l’employeur abonde le financement, ceux qui mobilisent des points de leur compte professionnel de prévention, et ceux qui relèvent d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Un second changement, moins commenté, pèse davantage sur un projet de reconversion : depuis le 26 février 2026, l’usage des droits est plafonné par type de dépense. Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026, pris en application de l’article 203 de la loi de finances pour 2026, retient 1 500 € pour une certification inscrite au répertoire spécifique — le CléA échappe au plafond —, 1 600 € pour un bilan de compétences, et 900 € pour la préparation du permis de conduire des catégories A1, A2, B, B1 et BE. Ce qui dépasse le plafond reste à la charge du bénéficiaire, ou de l’employeur, de la région ou de l’organisme de formation.

Le bilan de compétences est de surcroît soumis à un délai de carence : il n’est plus finançable par le CPF si un bilan a déjà été pris en charge sur fonds publics au cours des cinq années précédentes.

Faites le calcul avant de bâtir un projet dessus. Un compte bien garni représente quelques milliers d’euros, quand un titre professionnel long en coûte souvent le double ou le triple. Le CPF est un appoint solide et un excellent financeur de première marche — un bilan de compétences, une certification ciblée, un module qui débloque une candidature. Il finance rarement une reconversion complète à lui seul, et le lui demander est la première cause d’abandon en cours de route.

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Faire reconnaître l’existant

La VAE ne s’achète pas, elle se prouve

La validation des acquis de l’expérience est la seule voie qui ne demande pas de retourner en formation. Elle transforme ce que vous savez faire en un diplôme, un titre ou un certificat inscrit au répertoire national. Pour quelqu’un qui exerce depuis quinze ans un métier sans en avoir le titre, c’est souvent le chemin le plus court, et le moins coûteux.

Le portail public France VAE a normalisé le parcours en six étapes et annonce une durée moyenne de huit mois. Les chiffres publiés sont encourageants : plus de 87 % des candidats engagés obtiennent leur diplôme et plus de 400 000 personnes ont été diplômées par cette voie depuis 2002. La VAE est ouverte à toutes les expériences, professionnelles, personnelles ou bénévoles, dès lors qu’elles correspondent aux compétences attendues par le diplôme visé.

Un financeur de plus depuis le 30 juillet 2026

Le décret n° 2026-678 du 27 juillet 2026 autorise les associations Transitions Pro à prendre en charge les parcours de VAE des salariés de droit privé, dans la limite de 2 000 €. S’y ajoutent le compte personnel de formation et, selon les cas, l’employeur.

Ce qui fait échouer une VAE

Presque jamais le niveau du candidat. Deux causes reviennent : un diplôme mal choisi au départ, dont le référentiel ne recouvre pas l’expérience réelle, et l’absence d’accompagnement au moment d’écrire le dossier. Le jury n’évalue pas ce que vous avez vécu, il évalue ce que vous avez su en écrire. C’est un exercice de traduction, et il s’apprend.

Un point de vigilance sur le calendrier : les agents publics relèvent d’une procédure distincte, qui ne passe pas par le portail national. Se renseigner auprès de son administration avant d’engager un dossier évite plusieurs mois perdus.

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L’idée fausse la plus tenace

L’apprentissage n’est plus réservé aux jeunes

La limite d’âge existe, mais elle est bien plus haute qu’on ne le croit, et elle comporte des exceptions larges. Un contrat d’apprentissage peut être signé jusqu’à 29 ans révolus, c’est-à-dire jusqu’à la veille du trentième anniversaire.

Cette limite monte à 35 ans révolus dans trois situations : la signature d’un nouveau contrat pour accéder à un diplôme supérieur à celui déjà obtenu, la rupture du contrat précédent pour des raisons indépendantes de la volonté de l’apprenti, et une inaptitude physique temporaire. Dans ces cas, il ne doit pas s’écouler plus d’un an entre les deux contrats.

Aucune limite d’âge dans quatre cas

Les travailleurs reconnus handicapés, les personnes qui préparent la création ou la reprise d’une entreprise nécessitant le diplôme visé, les sportifs de haut niveau, et les apprentis qui n’ont pas obtenu leur diplôme et signent un nouveau contrat pour le repasser.

Reste la question du revenu, qui décide de tout à cet âge. Pour un apprenti de 26 ans et plus, la rémunération est égale au plus élevé de ces deux montants : le SMIC, soit 1 867,02 €, ou le salaire minimum conventionnel de la branche correspondant à l’emploi occupé. Ce n’est pas un salaire de cadre, mais ce n’est plus le pourcentage de SMIC des apprentis de dix-huit ans, et cela change radicalement l’équation pour une reconversion vers un métier qui ne se transmet qu’en atelier.

Une femme d’environ 45 ans apprend la soudure, guidée par un formateur expérimenté dans un centre de formation
Les métiers qui ne s’apprennent qu’au poste restent accessibles bien au-delà de trente ans.
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Ce qui fait perdre une année

Quatre erreurs de calendrier, toujours les mêmes

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Choisir la formation avant le financement

Le sens naturel est le mauvais. Un organisme peut être excellent et non éligible au dispositif qui vous concerne. Vérifier l’éligibilité et l’inscription au répertoire national avant de s’attacher à un programme.

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Démissionner pour « se libérer »

La démission ferme le PTP, qui suppose un contrat en cours, et fait perdre l’ancienneté qui l’ouvrait. Il existe un cadre de démission-reconversion, mais il s’instruit avant de démissionner, pas après.

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Ignorer les 120 jours

Le délai de demande d’absence court en jours calendaires, pas en jours ouvrés, et il se compte depuis le premier jour de formation. Une rentrée de septembre se prépare en avril.

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Ne pas utiliser le CEP

Le conseil en évolution professionnelle est gratuit, confidentiel, et assuré par des opérateurs habilités par France compétences. Un rendez-vous coûte deux heures et fait gagner des mois.

Le cas particulier des reconversions vers l’enseignement

C’est l’une des destinations les plus fréquentes d’une seconde carrière, et l’une des plus mal préparées, parce qu’elle ne relève d’aucun des cinq dispositifs ci-dessus : elle passe par un concours. Le recrutement des professeurs des écoles s’organise autour d’épreuves écrites et orales dont le calendrier annuel ne se négocie pas, et la difficulté n’est pas le niveau académique mais la conduite d’une préparation en parallèle d’un emploi. Le site devenir professeur des écoles quand on vient d’un autre métier détaille les épreuves, les attendus du jury et les plannings de révision adaptés aux candidats déjà en poste.

Le même raisonnement vaut pour la fonction publique territoriale et hospitalière, où l’accès se fait par concours et par listes d’aptitude. Dans ces cas, le financement n’est pas le sujet : le calendrier l’est.

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Ce qu’on nous demande

Questions fréquentes

Peut-on cumuler le CPF et un projet de transition professionnelle ?

Oui. Les droits inscrits sur le compte personnel de formation peuvent être mobilisés en complément du financement accordé par Transitions Pro, ce qui permet parfois de faire passer un dossier dont le coût dépassait l’enveloppe. C’est le cumul le plus courant, et il se signale au moment du dépôt du dossier, pas après.

Mon employeur peut-il refuser un projet de transition professionnelle ?

Il ne peut pas refuser le projet lui-même : le contenu de la formation et le choix du métier ne lui appartiennent pas. Il peut en revanche reporter la date de l’absence pour un motif de service, dans des conditions encadrées. Il dispose de 30 jours pour répondre à la demande, et son silence vaut acceptation.

La période de reconversion remplace-t-elle vraiment la Pro-A ?

Oui, ainsi que le dispositif Transitions collectives. Les avenants de Pro-A signés avant la bascule continuent de s’appliquer jusqu’à leur terme, mais aucun nouveau contrat Pro-A ne peut être conclu. Les décrets n° 2026-39 et n° 2026-40 du 28 janvier 2026 fixent le régime et le financement du nouveau dispositif.

Faut-il un diplôme pour entrer en VAE ?

Non. La VAE ne demande aucun diplôme préalable : elle demande une expérience en rapport avec les compétences du diplôme visé, qu’elle soit professionnelle, personnelle ou bénévole. Ce qui compte est la correspondance avec le référentiel, pas le parcours scolaire.

Un demandeur d’emploi a-t-il accès aux mêmes dispositifs ?

Pas tous. Le PTP et la période de reconversion supposent un contrat de travail. Restent le compte personnel de formation, la VAE, l’apprentissage et les dispositifs propres à France Travail, dont les préparations opérationnelles à l’emploi. Le conseil en évolution professionnelle est ouvert dans les deux situations.

Le conseil en évolution professionnelle est-il vraiment gratuit ?

Oui, et il est confidentiel : votre employeur n’en est pas informé. Il est assuré par des opérateurs habilités par France compétences, réunis sous une marque commune pour les actifs en emploi, et par les opérateurs du service public de l’emploi pour les demandeurs d’emploi, les cadres, les jeunes et les personnes en situation de handicap. Les agents publics, les étudiants et les retraités n’y ont pas accès.

Combien de temps faut-il prévoir entre la décision et la formation ?

Six à douze mois pour un projet de transition professionnelle, en comptant le délai de demande d’absence, l’instruction du dossier et la date de rentrée de la formation. Une VAE se déroule en huit mois en moyenne. Une période de reconversion, négociée en interne, peut aller plus vite parce qu’elle dépend d’un seul interlocuteur.

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Qui écrit ici

Le Second Métier

Les dossiers du site

Période de reconversion La période de reconversion, le dispositif qui a remplacé la Pro-A Créée par la loi du 24 octobre 2025 et applicable depuis les décrets du 28 janvier 2026, la période de reconversion se substitue à la Pro-A et aux Transitions collectives. Elle se négocie avec l’employeur, dure de 150 à 450 heures sur douze mois au plus, et n’impose aucune condition d’âge ni de diplôme. Projet de transition Le projet de transition professionnelle : le seul congé qui paie Le PTP finance la formation et maintient la rémunération pendant le congé. Il exige une ancienneté, une demande d’absence déposée 60 ou 120 jours avant, et une décision de l’association Transitions Pro de la région. C’est le dispositif le plus protecteur et le plus long à obtenir. CPF Le compte personnel de formation en 2026 : ce qu’il paie encore Le CPF reste le financement le plus simple à déclencher, mais deux réformes de 2026 en ont réduit la portée : une participation obligatoire de 150 € et des plafonds par type de dépense. Il finance très bien une première marche, rarement une reconversion entière. VAE La VAE : obtenir le diplôme du métier que vous exercez déjà La VAE transforme une expérience en diplôme sans retour en formation. Le portail public l’a réorganisée en six étapes, pour une durée moyenne de huit mois. Ce qui la fait échouer n’est presque jamais le niveau du candidat, mais le choix du diplôme et l’écriture du dossier. Apprentissage adulte L’apprentissage après 30 ans : les quatre cas sans limite d’âge L’apprentissage n’est pas réservé aux jeunes : la limite est de 29 ans révolus, portée à 35 ans dans trois situations et supprimée dans quatre autres. Après 26 ans, l’apprenti touche au moins le SMIC, ce qui rend la voie tenable pour un adulte. Démission-reconversion Démissionner pour se reconvertir sans perdre le chômage Un salarié démissionnaire peut percevoir l’allocation chômage s’il justifie de cinq ans d’activité continue et fait valider son projet. L’ordre des étapes est la seule chose qui compte : une demande de CEP déposée après la rupture du contrat n’est plus recevable. CEP Le conseil en évolution professionnelle : gratuit, et souvent décisif Le CEP est un service public gratuit et confidentiel qui aide à construire un projet et à en monter le financement. Il est ouvert à tous les actifs, en emploi comme au chômage, et il devient une étape obligatoire dans le parcours de démission-reconversion.