Emblème du Second Métier : un compas d’atelier dont les branches dessinent la lettre M Le Second MétierChanger de métier, sans partir de zéro

Le panorama · Conseil en évolution professionnelle

Service public · gratuit et confidentiel

Le conseil en évolution professionnelle, gratuit et souvent décisif

C’est le service le moins utilisé et le plus rentable du paysage : deux heures d’entretien qui font gagner des mois. Il est gratuit, confidentiel, et il devient une étape obligatoire dès que l’on envisage de démissionner pour se reconvertir.

Mis à jour 27 août 2026 · Sources service-public.gouv.fr, francecompetences.fr, francetravail.fr

01

Qui y a droit

Tous les actifs, en emploi ou non

En bref

Le CEP est gratuit et confidentiel : l’employeur n’en est pas informé. Il est assuré par des opérateurs habilités par France compétences pour les actifs en emploi, et par les opérateurs du service public de l’emploi pour les demandeurs d’emploi. Les agents publics, les étudiants et les retraités n’y ont pas accès.

La confidentialité n’est pas une formule : elle est le fondement du dispositif. Un salarié peut consulter, construire un projet, faire chiffrer une formation et instruire un financement sans que son employeur en sache quoi que ce soit. C’est ce qui distingue le CEP d’un entretien professionnel interne, où l’on ne dit jamais tout.

Pour les demandeurs d’emploi, l’accompagnement est intégré au service public de l’emploi. S’y ajoutent des opérateurs dédiés aux cadres, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap, chacun avec ses propres réseaux d’entreprises.

02

Ce qu’il fait

Trois choses qu’on ne sait pas faire seul

01

Il connaît les dispositifs à jour

C’est son métier. En 2026, un conseiller sait que la Pro-A a disparu, que le CPF est plafonné par type de dépense et que la VAE a un financeur de plus. L’information publique existe, mais elle est éparpillée et datée.

02

Il connaît les délais réels de sa région

Les calendriers de commission, l’état de l’enveloppe régionale, la réputation des organismes de formation locaux : autant d’éléments qui ne figurent nulle part et qui décident du sort d’un dossier.

03

Il fait tomber les projets qui ne tiennent pas

C’est le service le plus désagréable et le plus utile. Mieux vaut apprendre en deux heures qu’un projet ne débouche sur rien que le découvrir après huit mois de formation et un salaire amputé.

Ce qu’il ne fait pas

Il ne finance rien lui-même, ne place personne en formation et ne se substitue pas à la décision de la commission qui accorde un projet de transition professionnelle. Il ne vend rien non plus, et n’a aucun intérêt à vous orienter vers tel organisme plutôt que tel autre — c’est précisément ce qui distingue un conseiller d’un commercial en formation.

03

Le cas où il est obligatoire

Avant toute démission-reconversion

Dans un cas, le CEP cesse d’être une bonne idée pour devenir une condition légale : le parcours de démission-reconversion, qui permet à un salarié démissionnaire de percevoir l’allocation chômage. Le conseil doit être mobilisé avant la démission, et l’attestation qu’il délivre ouvre l’instruction du dossier par la commission paritaire interprofessionnelle régionale.

Une demande de CEP formulée après la rupture du contrat n’est pas recevable. Il n’existe aucune régularisation possible, et c’est la raison pour laquelle ce dispositif figure en tête de toutes les listes de vérification : il ne coûte rien, et il conditionne tout le reste.

Comment prendre rendez-vous

Les actifs en emploi passent par le réseau d’opérateurs habilités par France compétences, présent dans chaque région ; les demandeurs d’emploi par leur conseiller. Le premier entretien sert à poser la situation et n’engage à rien.

La suite logique

Une fois le projet posé, deux voies principales : la période de reconversion si l’employeur est partie prenante, le projet de transition professionnelle sinon. Si votre expérience recouvre déjà le diplôme visé, commencez par la VAE.

Les autres dossiers

Période de reconversion La période de reconversion, le dispositif qui a remplacé la Pro-A Créée par la loi du 24 octobre 2025 et applicable depuis les décrets du 28 janvier 2026, la période de reconversion se substitue à la Pro-A et aux Transitions collectives. Elle se négocie avec l’employeur, dure de 150 à 450 heures sur douze mois au plus, et n’impose aucune condition d’âge ni de diplôme. Projet de transition Le projet de transition professionnelle : le seul congé qui paie Le PTP finance la formation et maintient la rémunération pendant le congé. Il exige une ancienneté, une demande d’absence déposée 60 ou 120 jours avant, et une décision de l’association Transitions Pro de la région. C’est le dispositif le plus protecteur et le plus long à obtenir. CPF Le compte personnel de formation en 2026 : ce qu’il paie encore Le CPF reste le financement le plus simple à déclencher, mais deux réformes de 2026 en ont réduit la portée : une participation obligatoire de 150 € et des plafonds par type de dépense. Il finance très bien une première marche, rarement une reconversion entière. VAE La VAE : obtenir le diplôme du métier que vous exercez déjà La VAE transforme une expérience en diplôme sans retour en formation. Le portail public l’a réorganisée en six étapes, pour une durée moyenne de huit mois. Ce qui la fait échouer n’est presque jamais le niveau du candidat, mais le choix du diplôme et l’écriture du dossier. Apprentissage adulte L’apprentissage après 30 ans : les quatre cas sans limite d’âge L’apprentissage n’est pas réservé aux jeunes : la limite est de 29 ans révolus, portée à 35 ans dans trois situations et supprimée dans quatre autres. Après 26 ans, l’apprenti touche au moins le SMIC, ce qui rend la voie tenable pour un adulte. Démission-reconversion Démissionner pour se reconvertir sans perdre le chômage Un salarié démissionnaire peut percevoir l’allocation chômage s’il justifie de cinq ans d’activité continue et fait valider son projet. L’ordre des étapes est la seule chose qui compte : une demande de CEP déposée après la rupture du contrat n’est plus recevable.