Le panorama · Conseil en évolution professionnelle
Service public · gratuit et confidentiel
C’est le service le moins utilisé et le plus rentable du paysage : deux heures d’entretien qui font gagner des mois. Il est gratuit, confidentiel, et il devient une étape obligatoire dès que l’on envisage de démissionner pour se reconvertir.
Mis à jour 27 août 2026 · Sources service-public.gouv.fr, francecompetences.fr, francetravail.fr
Qui y a droit
Le CEP est gratuit et confidentiel : l’employeur n’en est pas informé. Il est assuré par des opérateurs habilités par France compétences pour les actifs en emploi, et par les opérateurs du service public de l’emploi pour les demandeurs d’emploi. Les agents publics, les étudiants et les retraités n’y ont pas accès.
La confidentialité n’est pas une formule : elle est le fondement du dispositif. Un salarié peut consulter, construire un projet, faire chiffrer une formation et instruire un financement sans que son employeur en sache quoi que ce soit. C’est ce qui distingue le CEP d’un entretien professionnel interne, où l’on ne dit jamais tout.
Pour les demandeurs d’emploi, l’accompagnement est intégré au service public de l’emploi. S’y ajoutent des opérateurs dédiés aux cadres, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap, chacun avec ses propres réseaux d’entreprises.
Ce qu’il fait
C’est son métier. En 2026, un conseiller sait que la Pro-A a disparu, que le CPF est plafonné par type de dépense et que la VAE a un financeur de plus. L’information publique existe, mais elle est éparpillée et datée.
Les calendriers de commission, l’état de l’enveloppe régionale, la réputation des organismes de formation locaux : autant d’éléments qui ne figurent nulle part et qui décident du sort d’un dossier.
C’est le service le plus désagréable et le plus utile. Mieux vaut apprendre en deux heures qu’un projet ne débouche sur rien que le découvrir après huit mois de formation et un salaire amputé.
Il ne finance rien lui-même, ne place personne en formation et ne se substitue pas à la décision de la commission qui accorde un projet de transition professionnelle. Il ne vend rien non plus, et n’a aucun intérêt à vous orienter vers tel organisme plutôt que tel autre — c’est précisément ce qui distingue un conseiller d’un commercial en formation.
Le cas où il est obligatoire
Dans un cas, le CEP cesse d’être une bonne idée pour devenir une condition légale : le parcours de démission-reconversion, qui permet à un salarié démissionnaire de percevoir l’allocation chômage. Le conseil doit être mobilisé avant la démission, et l’attestation qu’il délivre ouvre l’instruction du dossier par la commission paritaire interprofessionnelle régionale.
Une demande de CEP formulée après la rupture du contrat n’est pas recevable. Il n’existe aucune régularisation possible, et c’est la raison pour laquelle ce dispositif figure en tête de toutes les listes de vérification : il ne coûte rien, et il conditionne tout le reste.
Les actifs en emploi passent par le réseau d’opérateurs habilités par France compétences, présent dans chaque région ; les demandeurs d’emploi par leur conseiller. Le premier entretien sert à poser la situation et n’engage à rien.
Une fois le projet posé, deux voies principales : la période de reconversion si l’employeur est partie prenante, le projet de transition professionnelle sinon. Si votre expérience recouvre déjà le diplôme visé, commencez par la VAE.
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