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Le compte personnel de formation en 2026, ce qu’il paie encore

Deux réformes ont resserré le CPF cette année : une participation obligatoire portée à 150 € et des plafonds par type de dépense. Les montants que l’on trouve dans les forums datent presque tous d’avant. Voici l’état réel des droits.

Mis à jour 27 août 2026 · Sources service-public.gouv.fr, décret n° 2026-127 du 24 février 2026, décret du 30 mars 2026

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L’alimentation

500 € par an, 800 € au taux majoré

En bref

Le compte est alimenté de 500 € par an dans la limite de 5 000 €, ou de 800 € par an plafonnés à 8 000 € au taux majoré. Depuis le 2 avril 2026, le titulaire acquitte une participation de 150 € par dossier, sauf exonération.

L’alimentation de droit commun est de 500 € par an, plafonnée à 5 000 €, pour un salarié travaillant à temps plein ou à mi-temps au moins. Le taux majoré, de 800 € par an plafonné à 8 000 €, concerne notamment les salariés les moins qualifiés et les travailleurs handicapés.

Ces droits ne se périment pas tant que le compte reste ouvert, ce qui fait du CPF un capital lentement constitué. Un salarié à temps plein depuis dix ans dispose donc, dans le meilleur des cas, de l’équivalent d’une année d’alimentation multipliée par dix — mais rarement du plafond, parce que beaucoup ont déjà consommé une partie de leurs droits.

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Ce qui a changé en 2026

Une participation de 150 €, et quatre exonérations

Le principe de la participation obligatoire n’est pas neuf : il date d’avril 2024, à hauteur de 100 €. Le montant a été indexé à 103,20 € au 1er janvier 2026, puis porté à 150 € par un décret du 30 mars 2026, pour toute demande d’inscription déposée à partir du 2 avril 2026.

Qui n’a rien à payer

Les demandeurs d’emploi en sont dispensés. De même que les salariés dont l’employeur abonde le financement, ceux qui mobilisent des points de leur compte professionnel de prévention, et ceux qui relèvent d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Le second changement pèse davantage sur un projet de reconversion, et il est moins commenté. Depuis le 26 février 2026, l’usage des droits est plafonné par type de dépense. Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026, pris en application de l’article 203 de la loi de finances pour 2026, retient les plafonds suivants.

Type de dépensePlafond annuel sur le CPFCondition supplémentaire
Certification du répertoire spécifique
langues, bureautique, habilitations
1 500 €Le CléA échappe au plafond
Bilan de compétences1 600 €Aucun bilan financé sur fonds publics dans les 5 ans
Préparation au permis de conduire
catégories A1, A2, B, B1, BE
900 €Règles d’éligibilité resserrées depuis le 21 février 2026

Ce qui dépasse le plafond reste à la charge du bénéficiaire, ou de l’employeur, de la région ou de l’organisme de formation. Autrement dit, le plafond ne ferme pas la formation : il déplace la question du financement complémentaire, qu’il vaut mieux régler avant de s’inscrire.

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L’usage juste

Un excellent financeur de première marche

Faites le calcul avant de bâtir un projet dessus. Un compte bien garni représente quelques milliers d’euros, quand un titre professionnel long en coûte souvent le double ou le triple. Demander au CPF de financer une reconversion complète est la première cause d’abandon en cours de route : on découvre le reste à charge une fois la démarche engagée.

À sa juste place, il est redoutablement efficace. Il paie un bilan de compétences qui clarifie le projet, une certification ciblée qui débloque une candidature, un module qui manque à un parcours par ailleurs solide. Il se cumule avec un projet de transition professionnelle, ce qui permet parfois de faire passer un dossier dont le coût dépassait l’enveloppe régionale — et ce cumul se signale au moment du dépôt, pas après.

Un réflexe qui coûte peu

Le solde réel se lit sur le service public en ligne, jamais sur les relances reçues par SMS ou par téléphone : aucun organisme sérieux ne démarche un titulaire de CPF, et ce démarchage est interdit depuis 2022.

La suite logique

Pour financer aussi votre rémunération pendant la formation, lisez le projet de transition professionnelle. Si votre expérience recouvre déjà le diplôme visé, la VAE évite d’y consacrer vos droits.

Les autres dossiers

Période de reconversion La période de reconversion, le dispositif qui a remplacé la Pro-A Créée par la loi du 24 octobre 2025 et applicable depuis les décrets du 28 janvier 2026, la période de reconversion se substitue à la Pro-A et aux Transitions collectives. Elle se négocie avec l’employeur, dure de 150 à 450 heures sur douze mois au plus, et n’impose aucune condition d’âge ni de diplôme. Projet de transition Le projet de transition professionnelle : le seul congé qui paie Le PTP finance la formation et maintient la rémunération pendant le congé. Il exige une ancienneté, une demande d’absence déposée 60 ou 120 jours avant, et une décision de l’association Transitions Pro de la région. C’est le dispositif le plus protecteur et le plus long à obtenir. VAE La VAE : obtenir le diplôme du métier que vous exercez déjà La VAE transforme une expérience en diplôme sans retour en formation. Le portail public l’a réorganisée en six étapes, pour une durée moyenne de huit mois. Ce qui la fait échouer n’est presque jamais le niveau du candidat, mais le choix du diplôme et l’écriture du dossier. Apprentissage adulte L’apprentissage après 30 ans : les quatre cas sans limite d’âge L’apprentissage n’est pas réservé aux jeunes : la limite est de 29 ans révolus, portée à 35 ans dans trois situations et supprimée dans quatre autres. Après 26 ans, l’apprenti touche au moins le SMIC, ce qui rend la voie tenable pour un adulte. Démission-reconversion Démissionner pour se reconvertir sans perdre le chômage Un salarié démissionnaire peut percevoir l’allocation chômage s’il justifie de cinq ans d’activité continue et fait valider son projet. L’ordre des étapes est la seule chose qui compte : une demande de CEP déposée après la rupture du contrat n’est plus recevable. CEP Le conseil en évolution professionnelle : gratuit, et souvent décisif Le CEP est un service public gratuit et confidentiel qui aide à construire un projet et à en monter le financement. Il est ouvert à tous les actifs, en emploi comme au chômage, et il devient une étape obligatoire dans le parcours de démission-reconversion.